Metz, le 1er mars 2010 : un très beau meeting européen

Publié le par Julien Freyburger

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Le parc des expositions de Metz Métropole a accueilli hier soir un grand meeting de la campagne régionale de Laurent Hénart et de ses colistiers.

Trois chefs de gouvernement étaient présents pour soutenir notre liste : outre François Fillon qui a effectué le déplacement malgré un emploi du temps très chargé lié à l'actualité dramatique de la fin de la semaine dernière, Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg et Peter Müller, Ministre-Président du Land de Sarre, nous ont fait l'honneur de leur participation à cet important rendez-vous.

Dans une excellente ambiance, plus d'un millier de participants venus des quatre départements lorrains ont manifesté leur volonté de changement à la tête de l'exécutif régional. Parmi eux, les élus, nationaux et locaux, étaient présents en nombre.

Au-delà du contenu des interventions - riche, stimulant et parfois même d'une très grande intensité - deux réflexions me viennent à l'esprit.

La première est directement liée à ce que j'ai pu dire et écrire, au milieu d'interventions similaires émanant de personnes plus qualifiées et expérimentées que moi en la matière, au sujet de la coopération transfrontalière initiée par la majorité sortante du Conseil régional de Lorraine, propos fortement contestés par les soutiens de cette dernière.

Eh bien ! Cette réunion illustre parfaitement les assertions contestées. Malgré la proximité philosophique entre Jean-Claude Juncker, Peter Müller et la démarche portée par Laurent Hénart, à laquelle on peut ajouter de vrais liens d'amitié entretenus depuis de longues années, il y a fort à parier que les chefs de gouvernement luxembourgeois et sarrois se seraient diplomatiquement abstenus si Jean-Pierre Masseret et son équipe s'étaient particulièrement illustrés dans la coopération transfrontalière.

C'est donc le contraire qui s'est passé et Monsieur Masseret a eu tort de critiquer ses "homologues" (n'oublions pas leur rôle dans la Grande Région mais aussi au plan européen et international...) en les prévenant qu'une franche explication pourrait avoir lieu s'il était réélu. C'est à la fois absurde et déplacé... et étonnant de la part d'un président sortant.

Cette attitude me conduit à évoquer une seconde brève réflexion. En effet, les socialistes réclament depuis longtemps à cor et à cri l'émergence d'une Europe sociale et d'une Europe politique. Ils ne sont certes pas les seuls, loin s'en faut.

L'Europe politique consiste avant toute chose à prendre des positions communes fortes au plan communautaire, qui pèsent sur la vie internationale. Mais elle commence au plan local quand les décideurs publics se rencontrent et oeuvrent de façon concertée.

C'est ainsi qu'une déclinaison locale de l'Europe politique, à l'échelle de la Grande Région SaarLorLux, s'est manifestée hier à Metz. Après tout, alors que Lorrains, Luxembourgeois et Sarrois vivent sur un même territoire et ont des habitudes de vie communes, pourquoi ne pourraient-ils pas s'engager et agir ensemble ?

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